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Exposition à la lumière bleue : La face cachée de la lumière bleue


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Exposition à la lumière bleue : La face cachée de la lumière bleue


L'effet de la lumière bleue sur la vue a fait l’objet de récents débats au sein des spécialistes de la vue.

La lumière bleue, aussi appelée lumière à haute énergie visible (HEV) au sein de la partie bleue et violette du spectre de lumière, est une onde de lumière particulièrement intense émise par beaucoup d’appareils électroniques modernes – y compris les ordinateurs, les tablettes et les téléphones intelligents – et même les fluocompactes.

Aujourd’hui, avec l’utilisation accrue des appareils électroniques, la population est exposée à plus de sources de lumière bleue qu’auparavant et sur des périodes plus longues. Malgré ce fait, 63 % des adultes ne savent pas que les appareils électroniques émettent de la lumière bleue HEV.

Des recherches récentes ont démontré que la surexposition à la lumière bleue pouvait provoquer des problèmes de vision comme les cataractes et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Les implications à long terme ne font que commencer à être étudiées, mais l’impact à court terme de la fatigue visuelle liée aux écrans numériques affecte les individus quotidiennement.

En tant que professionnels de la vue, nous sommes très bien placés pour renseigner la population sur les dangers de l’exposition à la lumière bleue et de l’impact qu’elle peut avoir sur la vision. De plus, nous pouvons offrir des solutions qui peuvent aider les patients à diminuer ses effets néfastes.

Nicolas Fontaine et Benoît Frenette, de l’École d’Optométrie de l’Université de Montréal, partagent leur point de vue sur la lumière bleue.

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Fatigue visuelle numérique


Fatigue visuelle numérique


Près de 70 % des adultes qui déclarent un usage régulier d’appareils numériques ont connu quelques symptômes de fatigue visuelle numérique, mais beaucoup n'ont rien fait pour atténuer leur malaise en raison principalement d'un manque de connaissances.

Près de 70 % des adultes qui déclarent un usage régulier d’appareils numériques ont connu quelques symptômes de fatigue visuelle numérique, mais beaucoup n'ont rien fait pour atténuer leur malaise en raison principalement d'un manque de connaissances.


En 2012, Vision Council a effectué un sondage auprès de 10 000 adultes âgés de plus de 18 ans sur leur utilisation des médias numériques et les symptômes visuels qui l’accompagnent.  Près de 70 % des adultes qui utilisent régulièrement des dispositifs de médias éprouvaient des symptômes ayant trait à la fatigue visuelle liée aux écrans numériques, mais beaucoup d’entre eux ne prenaient aucun moyen pour atténuer leur inconfort dû principalement à leur manque de connaissances.

Le sondage révélait également que la population manquait, en général, de connaissances sur le fait que la fatigue visuelle liée aux écrans numériques représente un réel enjeu de santé. En effet, moins d’un adulte sur cinq connait ce terme, et moins de 23 % d’entre eux savent qu’il existe des lunettes spéciales destinées à un usage numérique qui pourraient aider à réduire les symptômes.

Les professionnels de la vue ont noté une augmentation soutenue du nombre de patients qui souffrent de fatigue visuelle liée aux écrans numériques (fatigue visuelle liée à l’ordinateur); les symptômes comprennent des yeux secs et irrités, une vision trouble, des maux de tête, et des douleurs au cou et au dos.

Afin de préserver la santé des yeux et d’aider les adultes, les enfants et les adolescents à s’adapter au mode de vie axé sur le numérique, l’industrie de l’optique investit dans de nouvelles technologies de verres qui permettent d’améliorer l’expérience numérique tout en réduisant la fatigue visuelle, vu le nombre croissant de personnes dans tous les groupes d’âge qui passent plus de temps devant les écrans.

Des lunettes d’ordinateur aident l’œil à s’ajuster à la distance intermédiaire des objets tels les écrans d’ordinateur. Ces verres permettent à l’œil de se détendre tout en offrant un large champ de vision, et le revêtement antireflet aide à combattre la fatigue visuelle en diminuant l’éblouissement causé par la lumière crue intérieure et extérieure tout en améliorant le contraste de l’affichage numérique. Il existe même des verres qui absorbent de façon sélective la lumière bleue nocive en l’empêchant de pénétrer la cornée. Ces verres sont soit imprégnés de mélanine ou possèdent un revêtement permettant de filtrer la lumière bleue.

Une étude conduite par l’Université de Montréal a démontré que :

  • Le port d’un revêtement de contrôle de la lumière bleue a réduit les symptômes de fatigue visuelle de moitié lors d'une exposition prolongée à l'ordinateur. 2.42 symptômes avant comparativement à 1.47 symptômes avec le traitement filtrant la lumière bleue (p=0.04).

  • Suite au port de lentilles traitées contre la lumière bleue, les sujets souffrant de symptômes de fatigue visuelle lors d'une exposition prolongée à l'ordinateur ont ressenti une amélioration significative des symptômes suivants: yeux secs, yeux collés et sensation de sable dans les yeux.

  • En situation de bas contrastes, une tendance à l’amélioration de la vision globale et de la performance visuelle a été notée.

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Dégénérescence maculaire


Dégénérescence maculaire


Malgré les défenses naturelles de l’œil, les preuves médicales s'accumulent pour démontrer qu’il est de plus en plus évident que la surexposition à la lumière bleue HEV peut endommager la rétine; partie de l’œil qui assure la mise au foyer des objets. Ce dommage se produit lorsque la lumière bleue pénètre le pigment maculaire de l’œil et provoque une dégradation de la rétine, rendant l’œil plus vulnérable à l’exposition à la lumière bleue et à la dégénérescence cellulaire.

Une étude médicale de Harvard souligne que « la lumière bleue de haute énergie visible (HEV) représente, depuis des années, la forme de lumière la plus néfaste pour la rétine. À la suite d’une exposition chronique, on peut s’attendre à une croissance à long terme du nombre de cas de dégénérescence maculaire, de glaucome et de maladies dégénératives rétiniennes. » Dans un document publié par l’American Macular Degeneration Foundation (AMDF), l’on rapporte que « les rayons bleus du spectre semblent accélérer la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DLMA) plus que tout autre rayon du spectre. » De plus, dans un rapport de la Beaver Dam Eye Study, il a été démontré « qu’une exposition à la lumière bleue chez les adolescents et les personnes dans la vingtaine et la trentaine, peut devancer de 10 ans le risque d’apparition de la DMLA et double le risque de souffrir de cécité au cours de la vie. »

Cette inquiétude du monde médical n’est qu’une des raisons pour lesquelles il est important de renseigner les patients sur les risques qu’une exposition chronique à long terme à la lumière bleue représente pour leur vision, et comment celle-ci pourrait augmenter le risque de souffrir de dégénérescence maculaire, de glaucome, de cataractes ou d’autres maladies dégénératives rétiniennes.

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Offrir des solutions


Offrir des solutions


En tant que professionnels de la vue, les patients comptent sur nous pour leur prodiguer des conseils et formuler des recommandations sur la santé de leurs yeux et sur leurs problèmes de vision. Afin d’aider les patients à prendre une décision éclairée quant aux possibles solutions qui s’offrent à eux, nous recommandons de discuter des sujets qui suivent avec vos patients lorsqu’ils vous consultent :

  1. Renseignez-les sur l’effet de la lumière bleue émise par les sources électroniques;

  2. Engagez une discussion sur leur exposition quotidienne à la lumière bleue et aux conséquences qui en découlent;

  3. Posez des questions sur une fatigue visuelle potentielle liée aux écrans numériques;

  4. Offrez des solutions afin de les aider à réduire leur fatigue visuelle liée aux écrans numériques et d’améliorer leur confort et la santé de leurs yeux en général; proposez des options quant à leurs verres, aux traitements et teintes offertes;

  5. Recommandez-leur de munir leurs verres d’un revêtement bleu conçu spécialement pour un mode de vie axé sur la technologie numérique, en particulier pour les porteurs de lunettes qui passent plus de six heures devant un écran.

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Sources


Sources



«Blue light has a dark side». Havard health publications <http://www.health.harvard.edu/newsletters/harvard_health_letter/2012/may/blue-light-has-a-dark-side>

Kitchel, E, M.Ed (2000). «The Effects of Blue Light on Ocular». American Printing House for the Blind Health. <http://www.cclvi.org/contributions/effects1.htm>

Grandchamps , A (2005). «La lumière». Formation des personnes-ressources en science et technologie. <http://www2.cslaval.qc.ca/cdp/UserFiles/File/telechargement/lumiere.pdf>

«Health Effects of Artificial Light». Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks. <http://ec.europa.eu/health/scientific_committees/emerging/docs/scenihr_o_035.pdf>

«DigitEYEzed: The Daily Impact of Digital Screens on the eye health of Americans». The vision council (2013).  <http://www.thevisioncouncil.org/sites/default/files/TVCDigitEYEzedReport2013.pdf>

Mattison, M (2012). «Controlling Blue Light with Ophthalmic Lenses». White paper.

Teens and Technology 2013. Pew Research Center.  <http://www.pewinternet.org/2013/03/13/teens-and-technology-2013/>

Kids Still Getting Too Much 'Screen Time': CDC.  <http://consumer.healthday.com/kids-health-information-23/adolescents-and-teen-health-news-719/u-s-kids-still-getting-too-much-screen-time-cdc-689571.html>

L’étude de UDM : (À être validé par le client)

« Effet du port d’un traitement réfléchissant les courtes longueurs d’onde sur les symptômes de fatigue visuelle » Nicolas Fontaine, O.D., M.Sc., F.A.A.O., Chercheur principal, professeur adjoint à l’École d’optométrie de l’Université de Montréal et Benoît Frenette, O.D., M.Sc., Co-chercheur, professeur agrégé à l’École d’optométrie de l’Université de Montréal, ainsi que Jean-Marie Hanssens, O.D., M.Sc., Ph.D., Co-chercheur, Directeur clinique et professeur adjoint à l’École d’optométrie de l’Université de Montréal.